Vous arrive-t-il d’avoir l’impression que votre ventre est votre pire ennemi ?
Douleurs, ballonnements, spasmes imprévisibles… et toujours la même conclusion après examens : « Tout est normal ». Pourtant, pour vous, rien ne l’est. Avec le syndrome de l’intestin irritable, votre ventre parle plus fort que vous.
Or, on le sait désormais : notre intestin, ce « deuxième cerveau », communique en permanence avec notre système nerveux central. La moindre tension émotionnelle, le stress du matin, une contrariété professionnelle : tout se traduit, parfois à notre insu, par un signal digestif.
L’hypnose offre alors une piste : non pas tout guérir, mais réapprendre à entendre ce que le corps murmure, avant qu’il ne hurle. Voir l’action de l’hypnose sur le système nerveux. Et si, plutôt que d’essayer de faire taire le ventre, on apprenait à l’écouter ?
Pourquoi nos intestins parlent-ils si fort ?
On parle du syndrome du côlon irritable (ou colopathie fonctionnelle), du SII, ou plus sobrement de troubles digestifs fonctionnels. Autrement dit : les douleurs sont bien réelles, mais on ne trouve aucune cause organique claire. Pour le patient, c’est parfois pire que tout : « Tout va bien » sur le papier, mais pas dans le ventre. Voir le dossier sur Ameli pour en savoir plus.
Aujourd’hui, la recherche confirme ce que la clinique soupçonnait depuis longtemps : intestin et cerveau forment une autoroute de signaux. Notre microbiote influe sur nos neurotransmetteurs ; notre stress modifie la motricité intestinale ; nos émotions non digérées se logent parfois, littéralement, dans notre ventre. (Article de l’INSERM)
Résultat : douleurs abdominales, transit imprévisible, crainte constante des symptômes… et une qualité de vie qui s’effrite. Comprendre ce dialogue intestin-cerveau est la première étape pour reprendre la main. L’hypnose intervient alors comme un médiateur subtil : pour apaiser ce langage corporel, sans le bâillonner.
Hypnose : une approche validée scientifiquement
Depuis les années 80, l’hypnose médicale s’est imposée comme l’une des rares approches non médicamenteuses sérieusement étudiées pour le SII. Le Pr Whorwell, au Royaume-Uni, a été le premier à démontrer que des séances bien conduites pouvaient réduire douleurs, ballonnements, spasmes et inconfort digestif de manière durable.
Depuis, la revue Cochrane, référence internationale, a confirmé son efficacité : pas de miracle, mais un soulagement tangible pour 60 à 70 % des patients, même après échec des traitements classiques. Comment cela fonctionne-t-il ? Par l’état hypnotique, le patient accède à un niveau de détente profonde qui module la perception de la douleur, rétablit une communication plus fluide entre le cerveau et le système digestif, et rééquilibre, de façon indirecte, le système nerveux autonome.
Loin d’être un gadget, l’hypnose est aujourd’hui recommandée par plusieurs sociétés savantes comme approche complémentaire, notamment quand les traitements médicamenteux peinent à soulager.
Concrètement, que fait-on en séance ?
On sort direct du cliché du pendule et du « dormez ! » de spectacle. En hypnose thérapeutique, tout est sur mesure… et il faut le dire un peu plus utile !
Une séance débute toujours par un temps d’échange pour comprendre le contexte : depuis quand, à quel moment, quels facteurs aggravants ou soulageants ? Ensuite, place à la mise en état hypnotique : le praticien guide le patient vers une détente corporelle profonde, grâce à la respiration, l’imagerie mentale, la suggestion indirecte. On ne « fait pas dormir », on ouvre un espace où l’esprit devient plus malléable, plus réceptif.
Dans le cas du colon irritable, le travail porte souvent sur la régulation du stress, la désensibilisation aux douleurs, la visualisation du transit apaisé. Des métaphores thérapeutiques viennent relier le corps à l’imaginaire : un ventre qui se réchauffe, un intestin qui retrouve un rythme fluide, un esprit qui relâche les tensions.
Bien souvent, l’hypnose redonne au patient une forme de contrôle, là où tout semblait subi. Un apprentissage durable, qui s’ancre séance après séance.
Cas clinique : Clara, 34 ans, Lyon 3e
Clara, cadre dynamique vivant à Montchat, subissait depuis huit ans de violentes crises digestives. Après avoir tout essayé – régimes d’éviction, probiotiques, anxiolytiques -, elle a poussé la porte de mon cabinet sur conseil de son gastro-entérologue. En cinq séances, Clara a appris à identifier les tensions émotionnelles cachées derrière ses symptômes. Quelques mois plus tard, elle ose plaisanter : « Je n’ai plus peur de réserver un resto à la Part-Dieu ! ». Son parcours rappelle qu’il y a un avant et un après, même pour un trouble qu’on croyait « à vie ».
Et si l’hypnose ne suffisait pas ?
Soyons lucides : l’hypnose n’est pas une baguette magique. En cas de pathologie organique grave, elle ne remplace jamais un avis médical. Un bon hypnothérapeute sur Lyon comme n’importe où ailleurs, vous demandera systématiquement où vous en êtes de votre suivi médical. Il cherchera à savoir (toujours avec votre accord évidemment) ce que vous avez déjà réalisé comme examen ou comme tentative de traitement.
Il est très important de ne provoquer aucun errement et aucun retard de diagnostique et/ou de prise en charge. Une fois que ces vérifications sont faites, l’hypnose peut devenir un outil et un atout majeur.
Pour aller plus loin à Lyon
Si vous souhaitez vous renseigner sur les troubles psycho physiologiques que l’hypnose peut aider à traiter, ou si vous souhaitez vous mettre dans votre bulle pour tester les états d’hypnose avant votre première séance, vous trouverez ici votre bonheur.
Et si vous vivez à Lyon 3, Lyon 6 ou alentours et que votre ventre vous dicte un peu trop votre agenda, peut-être est-il temps de venir en parler.
Discrètement. Humainement. Et avec un brin d’humour – car après tout, votre ventre le mérite.